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  • Des puces pour doper les chevaux - La Libre Belgique


    Elles sont difficiles à détecter mais présentes de manière marginale.
    Elles permettent aux moteurs de retrouver leur puissance d’origine.
    Mais il y a fraude sur la taxe de mise en circulation (TMC) qui est difficile à constater.


    Le phénomène a été mis en exergue récemment par la presse : de nombreux automobilistes équipent leurs moteurs – surtout les turbo-diesels – de puces augmentant la puissance de leur véhicule. Dont coût, de 500 à 1000 EUR en moyenne selon les modèles. Sur des véhicules de ce type, très courants, l’accroissement de la puissance et du couple est de l’ordre de 10 à 35 %, selon Philippe Heeren (www.ptronic.be) qui s’est fait une spécialité de la vente de tels boîtiers.
    Dans la pratique, cette amélioration des performances accroît principalement le confort d’utilisation, sans influencer la vitesse des véhicules. Et la consommation ?

    “La modification des paramètres de distribution n’augmente pas la consommation. On note au contraire, à type de conduite comparable, une diminution de l’ordre de 10 %. Et c’est normal. La modification apportée par le boîtier remet en place les paramètres du constructeur, le rendement du moteur est donc plus important à tous les régimes”, dit-il.

    Nous avons testé un tel boîtier sur près de 2000 km. La consommation baisse effectivement de manière notable, ce qui est probablement le principal avantage du système. L’utilisateur paie moins de carburant, et il émet en conséquence moins de CO2. Et, si l’on prend la consommation de 8 litres de diesel aux 100 km pour un conducteur effectuant 25 000 km par an, l’économie est de quelque 200 EUR.

    Mais il reste à considérer le principe de la fraude qui ne touche en théorie que la taxe de mise en circulation (TMC), calculée soit sur la cylindrée exprimée en chevaux fiscaux, soit sur la puissance exprimée en kilowatts. C’est le chiffre le plus élevé qui est pris en compte.
    Pourquoi cette distinction ? Parce qu’auparavant, la cylindrée reflétait la puissance des véhicules, mais que l’adoption en masse du turbocompresseur (surtout pour les moteurs diesels), a modifiée cette perception: un petit moteur suralimenté offrant souvent plus de puissance qu’un plus gros moteur « normal » (atmosphérique).

    Il y a donc là une fraude qui est malheureusement difficile à détecter puisque le matériel installé est de dimensions réduites et peut être camouflé sous des éléments du moteur. Le coût d’une vérification systématique des véhicules au moment des contrôles techniques sera donc probablement bien plus important que le produit de la régularisation de la taxe.

     

    Les assureurs sont partagés


    En outre, les éléments sont démontables en quelques minutes par un particulier sans formation en mécanique ou électromécanique. Enfin, le principe imposerait un contrôle sur les véhicules récents qui ne sont pas encore soumis au contrôle technique.

    “Cela étant, le problème reste marginal”, assure Nadine Atanassoff, conseillère économique auprès de la Febiac.

    Certaines assurances font grise mine à l’évocation de ces modifications des véhicules.

    “Mais d’autres, comme Ethias, acceptent d’en tenir compte pour quelques dizaines d’euros de primes supplémentaires”, conclut Philippe Heeren.

    PVC

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